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Suisse: week-end ski aux Grisons (J1)

Allegra (bonjour)!

Timing parfait

Vol pour Zurich avec la compagnie SWISS, suivi d’un train et d’un bus pour Lenzerheide, d’une ponctualité toute suisse et ça fait un bien fou! De Bruxelles centre à l’hôtel, il faut compter plus d’une demie-journée de transport.

Les paysages sont superbes, l’air vivifiant : les Alpes autrement (première photo du post). Bienvenue aux Grisons : un vrai dépaysement! Nous arrivons en début d’après-midi au très douillet Hotel Schweizerhof Lenzerheide, idéalement situé face à la station de bus, au centre du village.

Le soleil joue à cache-cache. Quel plaisir en découvrant ma vaste chambre! Comme toujours je n’ai pas dormi la veille de mon voyage et le lit a l’air tellement confortable… Décoration à la fois simple et soignée : un agréable cocon avec une vue XXL sur les sommets depuis mon balcon (photos ci-dessous)! 

  

Le Scalottas Terroir

  

Dîner gourmet

Au programme de cette première soirée : un dîner dégustation de 5 plats au Scalottas Terroir, à base de produits locaux de qualité. Le restaurant qui est à 5 minutes à pied, appartient aux propriétaires de l’hôtel. On oublie les hauts talons, ce sera des après ski pour aller au restaurant, LOL! Ma petite équipe était très amusée quand je suis descendue de ma chambre une première fois, en hauts talons!

Photo de gauche ci-dessus : notre table joliment dressée dans la salle du “Mountain Pine Parlour”. L’ambiance accueillante et cosy (merci à Simone, notre super serveuse!) et concept slow food. Le restaurant s’approvisionne chez des producteurs de la région, ayant le soucis d’une production en accord avec la nature et de développement durable.

Comme je ne mange pas de viande à l’exception du poulet, j’ai eu un menu légèrement différent. Nous dirons une adaptation (au poulet) des plats de la carte (photos ci-dessous) :

un tartar des Grisons (avec une brioche de pomme de terre), une soupe de pin des montagnes (composée de raviolis de pomme), un oeuf suisse (un oeuf poché avec de la pomme de terre, du chou, une gaufre et la mousse du fromage Andeerer Grantit) et du “boeuf” des hautes terres. Le dessert est tout aussi goûteux (sorbet et tarte). A suivre…

Photos : © Mademoiselle Le K – Tous droits réservés

Informations  

Graubünden FerienFerienregion Lenzerheide, Aros TourismSWISSSwiss Travel System (STS)Switzerland TourismHotel Schweizerhof Lenzerheide & Scalottas Terroir 

Autres articles : DESTINATIONS & HOTEL REVIEWS

Un grand merci au Graubünden Ferien, Ferienregion Lenzerhaide, Arosa Tourism, Switzerland Tourism, SWISS et Swiss Travel System (STS) pour cette superbe invitation. Comme toujours, ce sont mes opinions.

Eclectique: le N°4 en kiosque aujourd’hui!

Petit rappel : on file ce matin chez son libraire préféré, le n°4 d’Eclectique promet d’être riche en voyages, reportages et enquêtes… Bref une foulitude d’articles hauts en couleurs pour nous sortir de la grisaille! Sortie en France, Belgique et Suisse.

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L’ange Lili Marlène: Esther Perbandt

Petit instant de grâce dans le speed des collections : la vente privée de sacs et d’accessoires d’une styliste berlinoise, Esther Perbandt. J’arrive tard dans le petit appartement, convivial bureau de presse de son agent parisien.  

Une grande brune frangée Louise Brooks me dirige vers la pièce aux sacs blancs, noirs, argents, bijoux, chaînes. Esther, pour moi : Esther-Lili Marlène ! Alors commence une interview totalement improvisée, l’Ange Bleu parle un anglais irrésistible : où pour donner une précision, elle utilise un français impeccable. Ses doigts pianotent sur un verre de vin blanc. J’ai toujours eu un faible pour Berlin, l’expressionnisme allemand, Krafwert, Derrick et Charmant.

– Berlin a changé depuis cinq ans. A Berlin Ouest (encerclé par l’Allemagne de l’Est) nous vivions comme sur une île, ce qui m’a toujours donné cette sensation d’être quelqu’un de spécial. La plupart des berlinois le ressentent aussi. Lorsque le mur est tombé, j’avais quatorze ans, c’était impressionnant. J’y suis allée avec un marteau et j’ai pris des morceaux avec des graffiti. Tellement exceptionnel et étrange. 

Ah Berlin ! Esther-Lili Marlène est une « pure et dure » de Berlin, « avec cette manière particulière que nous avons de parler, un peu brute : slangish Berlin ». La berlinoise connaît bien Paris : en 2001 elle sort diplômée de l’IFM, l’Institut Français de la Mode. Direction le Sud de la France, comme assistante styliste chez le très coloré Chacok : 

– Ca a été un vrai challenge. 

 

Esther aime le noir beaucoup passionnément, le blanc et quelques rares couleurs, comme ce jaune paille très édulcoré. Elle roule des yeux et « saute dans l’eau froide » en créant sa marque en 2003, une première collection de vêtements femme, « plutôt moyen-haut de gamme, quand même avant-garde ».

  

– Mon style : un contraste entre le féminin et le masculin. Drapé fluide, silhouette aux lignes douces. Mais le féminin uniquement : trop ennuyeux. J’ai toujours besoin de casser ça, en empruntant à l’univers masculin : superpositions des hauts, lignes droites. Du cuir et grosses chaînes très rock et viscose, soie et coton. Ca doit être sexy, mais pas « premier degré ». Le « sexy » façon Perbandt : une forte personnalité, beauté différente, un rire de femme.

– Je me décris peut-être.

Plonge un regard songeur dans son verre, à nouveau pimpante :

– Black sheep (Mouton noir), c’était ma collection de cet été, je me suis toujours considérée un peu comme le mouton noir. Tu sais mon père biologique a un gros élevage de moutons. 

– Jardin d’hiver, ma dernière collection (Automne-Hiver 2008-2009) est la meilleure. C’est une respiration, un souffle, la liberté. On m’a beaucoup appelé « Bird ». Il y a des oiseaux partout dans cette collection. Je m’identifie vraiment dans chacune des pièces. Le bon équilibre entre un peu « pointu » et commercial.

 

 

– Je vis, travaille à Berlin et je fais produire mes sacs en Allemagne de l’Est, mais mes clients ne sont pas berlinois. Les allemands n’attachent pas d’importance à ce qu’ils portent. Par contre je vends beaucoup au Japon.

 

Et aussi à : Paris au Musée des Arts décoratifs (les bijoux), Allemagne, Danemark, Italie, Grèce, Suisse et Canada. Pour sa wish list 2008, Esther a coché un agent commercial, un financier, un(e) assistant(e).  

 

 

Et quand l’Ange Lili Marlène-Esther Perbandt est à Paris : 

– J’aime dormir, prendre un verre de vin blanc dans une brasserie pas chère et regarder les gens très attachés à leur apparence et les beaux petits mecs, les garçons français sont petits, c’est vrai non. 

Fou rire commun. Berlin me manque, une certaine rusticité fine. L’ange est passé. Merci Esther ! A suivre à Berlin peut-être…

 

www.estherperbandt.com 

 

Autres articles :

 

Rencontre avec Esther Perbandt dans sa boutique de Mitte, Berlin 

 

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